La votation du 28 septembre 2025 sur les résidences secondaires en Suisse expliquée par Gérance Service.
- Olivier Robert

- 10 sept.
- 2 min de lecture
Gérance Service, 5 septembre 2025 >
Le 28 septembre 2025, le peuple suisse se prononcera sur une réforme fiscale majeure officiellement intitulée « Arrêté fédéral relatif à l’impôt immobilier cantonal sur les résidences secondaires », qui pourrait changer plus de choses que son titre ne laisse entendre. Oui, l’impôt fictif sur la valeur locative disparaîtrait. Mais en échange : plus aucune déduction des intérêts hypothécaires, ni des frais d’entretien, ni des frais de rénovation. Par contre la possibilité pour les cantons d’instaurer un impôt réel sur les résidences secondaires. Résultat : pour beaucoup de propriétaires, la facture pourrait grimper au lieu de baisser.

Extraits de l'information
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En quoi les propriétaires de résidences secondaires seraient désavantagés ?
Actuellement, la valeur locative s’applique aussi bien aux résidences principales qu’aux secondaires. La réforme supprimerait cet impôt fictif… mais dans le même temps, les cantons pourront introduire un impôt réel sur la valeur du bien.
Pour donner un ordre de grandeur :
👉 Dans les documents officiels, il est estimé qu’il faudrait un taux compris entre 4,7 et 9,2 ‰ de la valeur fiscale pour compenser les pertes fiscales liés à la suppression de l’impôt sur le revenu locatif.
👉 Dans la commune d’Ollon (dont dépend Villars), la moyenne des transactions immobilières sur les cinq dernières années s’élève à environ 1’000’000 CHF, à ce niveau de valeur, un impôt spécial représenterait entre 4’700 et plus de 9’200 CHF par an, en plus de l’impôt sur la fortune déjà prélevé.
En d’autres termes, si la réforme passe, la charge fiscale des propriétaires de résidences secondaires risque non pas de diminuer, mais d’augmenter significativement.
Un impact majeur sur les régions touristiques
Les communes de montagne vivent en grande partie de l’attractivité des résidences secondaires. Aujourd’hui, la valeur locative contribue de façon importante aux recettes fiscales. Si elle disparaît, le canton et les communes chercheront des solutions pour combler ce manque à gagner. L’impôt spécial proposé tombe donc principalement sur les résidences secondaires.
À terme, ce système pourrait :
Alourdir la fiscalité des propriétaires de résidences secondaires.
Réduire l’attrait de l’investissement immobilier de loisirs.
Pénaliser indirectement l’économie touristique locale, qui dépend de la vitalité de ces propriétaires (entretien, rénovations, consommation locale, etc.).
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