Trois ans après le spectaculaire incendie qui a détruit le restaurant Botta à Glacier 3000, le procès s’ouvre lundi à Vevey. Pendant deux jours, les débats porteront sur les responsabilités dans ce sinistre qui avait marqué la région. Reportage de La Matinale à (ré)écouter en cliquant sur l'image ci-dessous.
Selon l'acte d'accusation du Ministère public, l'incendie est dû à un réchaud à fondue. L’Ecole des Sciences criminelles de l’Université de Lausanne, qui a mené l’expertise, a déterminé que l'appareil était mal éteint et avait été empilé avec d’autres appareils sur une table.
Le modèle de réchaud en question, récemment introduit dans l’établissement, possédait un réservoir en matériau synthétique. Le mode d’emploi livré avec les réchauds était accompagné d’un mode d’emploi comportant une "mise en garde illustrée intimant de ne jamais empiler les réchauds et la mention 'Attention, danger d’incendie' à cause du réservoir en matière synthétique", peut-on lire dans l’acte d’accusation.
Pour le Ministère public, la gérante de l’époque aurait dû informer son personnel des risques liés à cet appareil et des consignes de sécurité à suivre. Elle est donc accusée d’incendie par négligence. La quadragénaire reste présumée innocente.
Ce type de procès est rare dans le secteur de la restauration. Il soulève des inquiétudes dans le milieu: faudra-t-il désormais expliquer en détail le fonctionnement de chaque appareil de cuisine ou interdire les réchauds à fondue, se demandent certains professionnels de la restauration.
(..........)
Cette information est reprise pour tout ou partie sur notre blog, mais vous pouvez la retrouver dans sa version originale et intégrale sur le site internet de la RTS.
Commentaires