Enneigement mécanique de Leysin-Les Mosses: une réflexion de Région-Vision.
- Olivier Robert

- 23 janv.
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 24 janv.
Région-Vision, 23.01.2025
L'idéologie ne doit pas condamner l'avenir de nos régions.

Si nous partageons l'urgence climatique, nous refusons la stratégie de la terre brûlée prônée par les opposants.
Opposer la protection de la nature à la survie économique de nos villages est un non-sens : pour réussir la transition vers un tourisme quatre saisons, Leysin et les Mosses ont besoin de leur pilier hivernal, pas d’un sabordage organisé.
Face aux attaques répétées contre le projet de modernisation de l’enneigement mécanique porté par TLML SA, le collectif Region-Vision tient à rétablir certaines vérités économiques, techniques et sociales oubliées par les opposants :
1. Un plébiscite populaire et un enjeu de santé publique.
Les opposants tentent d'imposer un récit selon lequel « le ski, c'est fini » et n'intéresserait plus personne. Les chiffres prouvent exactement le contraire. Lors des grandes courses, ce sont régulièrement plus d'un million de Suisses (80% de part de marché) qui vibrent devant leur écran, prouvant que le ski reste un ciment culturel vivant. Mais surtout, pour les habitants du plateau, monter à Leysin ou aux Mosses pour échapper au stratus est un besoin de santé publique. Sans offre de proximité, ces passionnés feront simplement plus de kilomètres pour trouver la neige plus loin, avec un bilan carbone désastreux.

2. Qualité de l'eau certifiée (Filtration 50 microns).
L'interpellation agite le spectre de la pollution chimique pour effrayer la population. Revenons aux faits techniques :
Filtration de haute précision : L'eau puisée subit une filtration mécanique à 50 microns (0,05 mm). Ce seuil technique a été défini spécifiquement pour retenir physiquement les organismes invasifs (larves de moule Quagga). Ce procédé est intégré au dossier soumis aux services cantonaux (DGE - Département Général de l’Environnement) pour garantir une eau conforme aux normes environnementales strictes.
Protection des sols : Contrairement aux rumeurs de "bétonnage", les plans imposent une séparation des couches de terre (Horizon A et B) lors des travaux, garantissant une remise en état à l'identique des pâturages.
La "Batterie Hydraulique" : Ce projet ne fait pas que consommer de l'eau. Il permet de turbiner les eaux de ruissellement pour produire de l'électricité verte, agissant comme une pile hydraulique. L'efficience énergétique est ainsi doublée par rapport aux anciennes installations.
3. Pas de transition sans économie forte.
Qualifier le ski de « piège économique » est une erreur stratégique. Avec un investissement de 15 millions de francs porté par la société des remontées mécaniques (TLML), c'est l'économie hivernale qui finance la diversification. C'est l'hiver qui paie les infrastructures de l'été. Couper l'enneigement mécanique aujourd'hui, c'est priver la région des moyens financiers nécessaires pour construire l'avenir.




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