La RTS nous explique les différences entre un mayen, un raccard, un grenier ou encore une grange-écurie. Ce reportage de Couleurs locales nous en dit plus en cliquant sur ce lien ou sur l'image ci-dessous.
En Valais et selon ce reportage de la RTS, chaque bâtiment du patrimoine bâti traditionnel a son nom et sa fonction. Ces constructions rurales sont souvent réduites au terme générique de chalet, mais les spécialistes proposent d'être plus précis.
Le raccard servait à conserver les gerbes de céréales après la moisson, puis à les battre durant l’hiver. Il pouvait aussi accueillir les grains après le battage. Plus grand que le grenier, il était parfois partagé entre plusieurs propriétaires.
Sa base en pierre supporte des niveaux en madriers de mélèze. Le soubassement abritait outils et véhicules, tandis que des piliers surmontés de dalles circulaires, appelés grès ou pierres à souris, empêchaient les rongeurs d’accéder aux récoltes.
Des galeries de séchage complétaient parfois les façades bien exposées. Avec l’importation de céréales et de farine par le train, les raccards ont perdu leur fonction initiale. Certains sont devenus des granges-écuries, puis des habitations.
Le grenier était destiné aux biens précieux ou sensibles au feu de l’habitation : viande séchée, vêtements, argent, actes officiels et parfois céréales. Plus petit que le raccard, généralement en bois, il reposait lui aussi sur des grès.
Ses madriers soigneusement assemblés, ses ouvertures grillagées et ses portes verrouillables protégeaient son contenu. Certains greniers appartenaient à plusieurs familles et possédaient plusieurs portes.
La grange-écurie abritait le bétail au rez-de-chaussée, dans une partie généralement maçonnée, et le foin à l’étage, dans une structure en bois. Les angles parfois construits en pierre lui valent le nom de grange « chantonnée ».
Beaucoup de ces bâtiments ont été remplacés par des fermes modernes, mieux adaptées aux normes sanitaires actuelles.
Le mayen, dont le nom vient du mois de mai, se trouvait entre 1500 et 2000 mètres d’altitude. Il accueillait temporairement la famille paysanne et le bétail au printemps et en automne.
Commentaires