«Toute la semaine, tu bosses; alors le week-end, tu Mosses!»
Olivier Robert
2 oct.
2 min de lecture
"Les Mosses vivront, même sans canons". Un très beau courrier des lecteurs paru dans le journal 24heuresparu sous la plume de Monsieur Jean-Pierre Fierz.
La décision est tombée… enfin, dira-t-on: la station n’aura pas ses canons à neige («24 heures» du 22 septembre). Personnellement, ce n’est pas la décision qui me fâche. On s’y attendait. Ce qui me gêne, c’est la façon dont elle a été prise. On nous a menés en bateau pendant plusieurs années, nous faisant croire à plusieurs reprises que cette fois c’était bon, pour en arriver à la conclusion que le projet n’était pas conforme à la légalité. Pourquoi avoir attendu si longtemps et perdu tant d’argent pour en arriver là?
Les maladresses ne s’arrêtent pas là. La décision a été annoncée quelques semaines après que les travaux de compensation ont commencé, travaux suffisamment avancés pour qu’on ne puisse les arrêter. Car, dès le début, on nous avait affirmé que si le projet des canons devait se réaliser, des travaux de renaturalisation seraient entrepris en compensation. Or, je me suis laissé dire qu’il n’avait jamais été question de travaux compensatoires. Alors, qui croire?
Ces travaux, terminés ou en cours, vont à l’encontre du développement touristique de la station qui a déjà énormément sacrifié pour protéger cette belle nature à laquelle nous tenons tous: disparition de la buvette et d’une partie du parking de l’Arsat, redimensionnement du chemin d’accès au caravaning, rendant le parcage des véhicules impossible. On comprendrait, si ces travaux apportaient quelque chose à la nature.
Mais Les Mosses ne mourront pas. La région est trop belle pour que nos hôtes l’abandonnent. Les efforts consentis par les promoteurs touristiques, dont la Commune, tendent à développer un tourisme «quatre saisons». Alors soyons positifs: «Toute la semaine, tu bosses; alors le week-end, tu Mosses!»
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